Le syndrome de stress post-traumatique (SSPT), l'anxiété et la dépression chez les peuples autochtones du Canada

Dans le cadre d’une série sur la santé mentale produite par le Centre de collaboration nationale sur la santé autochtone (CCNSA), les auteures Sherry Bellamy et Cindy Hardy se sont intéressées au syndrome de stress post-traumatique (SSPT), à l’anxiété et à la dépression chez les peuples autochtones du Canada.

Leur premier rapport, intitulé, Le syndrome de stress post-traumatique chez les Peuple autochtones du Canada : Examen des facteurs de risque, l'état actuel des connaissances et orientations pour de plus amples recherches, indique que les Autochtones du Canada sont plus susceptibles que les non-Autochtones de vivre des événements traumatiques dans leur vie, y compris les traumatismes de type historique, individuel et collectif. Les facteurs démographiques, individuels et environnementaux, tels que le fait d’être une femme, des conditions de vie stressantes, la pauvreté et la violence, contribuent tous à un risque accru de développer un SSPT parmi les populations autochtones. En plus d’examiner les facteurs de risque potentiels, le rapport fait un survol des connaissances, de la prévalence, des impacts sur la santé, de la résilience et des options actuelles pour le traitement du SSPT dans un contexte autochtone. Enfin, une liste de ressources pour les peuples autochtones qui cherchent à obtenir de l’aide ou des renseignements sur le SSPT figure à la fin du rapport.

Le deuxième rapport, Les troubles anxieux et les Peuples autochtones au Canada : L’état actuel des connaissances et les pistes de recherches futures, passe en revue la documentation limitée, mais pertinente, qui existe sur l’anxiété et les peuples autochtones au Canada. Le rapport aborde un large éventail de sujets liés à l’anxiété, y compris :

  • la prévalence et les multiples facteurs de risque du développement des troubles anxieux chez les enfants et les jeunes autochtones, et chez les Autochtones qui vivent dans les centres urbains;
  • les modèles autochtones et occidentaux de santé mentale et de bien-être;
  • les liens entre l’anxiété et ses résultats pour les adultes, tels que la consommation d’alcool et la dépression;
  • les liens entre la santé physique et l’anxiété;
  • les facteurs de résilience chez les populations autochtones;
  • l’évaluation, le diagnostic et le traitement des Autochtones souffrant d’anxiété;
  • les programmes d’intervention, de prévention et de traitement de l’anxiété.

Le rapport se termine par une liste de ressources destinées aux peuples autochtones qui cherchent à obtenir de l’aide ou des renseignements sur l’anxiété.

Des études ont révélé que, par rapport à l’ensemble de la population, les taux de dépression au sein des peuples autochtones sont plus élevés, aussi bien chez les hommes que chez les femmes, qu’ils résident dans une réserve ou non. Le troisième rapport, Comprendre la dépression au sein des communautés et des familles autochtones, offre un bref aperçu des symptômes de la dépression, suivi d’une discussion de la dépression à travers les cultures et la prévalence connue de la dépression chez les peuples autochtones du Canada. Le rapport se penche également sur certains facteurs de risque de la dépression dans le contexte des expériences historiques et contemporaines des peuples autochtones, y compris la colonisation et l’assimilation forcée; la perturbation des relations et de la connexion à la famille; la violence physique, psychologique, sexuelle et spirituelle; et la transmission intergénérationnelle de la violence. Enfin, le rapport se conclut par un examen de certaines des conséquences pour la santé de la dépression et des approches occidentales et autochtones de la guérison.

Cette série de trois rapports suggère que de nouvelles recherches soient menées dans un certain nombre de domaines liés à la santé mentale et aux peuples autochtones, notamment dans les domaines suivants :

  • la prévalence, les facteurs de stress, les facteurs de risque et les répercussions sur pour la santé du SSPT, de l’anxiété et de la dépression;
  • les facteurs culturels qui favorisent la résilience au sein des communautés autochtones;
  • la possibilité de mener des interventions qui honorent les valeurs et les traditions autochtones globales, qui favorisent la résilience, qui permettent la guérison des familles et des communautés, qui améliorent la santé et le bien-être collectifs et qui atténuent les facteurs environnementaux qui perpétuent un traumatisme au sein des communautés.

 

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